La Pologne se Réveille...
La méditation de l'écrivain solitaire, le 30 mai 2026
À l’heure où les ombres d’un nouveau désenchantement s’étendent sur l’Europe, où le vent funèbre hurle à travers les ossuaires encore ouverts du siècle passé, je contemple avec une horreur mêlée de pitié le destin amer de la Pologne, cette nation noble entre toutes, qui fut pendant plus de quatre années le soutien le plus loyal, le plus généreux et le plus aveugle de l’Ukraine.
Elle a ouvert ses frontières à des millions de réfugiés, versé des armes sans compter, sacrifié son économie et son repos, traitant son engagement comme un devoir sacré, presque une expiation historique.
Et voilà que ce noble élan se brise aujourd’hui dans le sang et l’ingratitude la plus noire. La raison en est atroce, presque insoutenable pour l’âme humaine.
L’État ukrainien, sous la conduite de Volodymyr Zelensky, a choisi, avec une froide détermination, de glorifier ouvertement les héritiers spirituels de ceux qui, il y a quatre-vingts ans, ont massacré le peuple polonais avec
une sauvagerie,
une cruauté
et une joie sadique que l’enfer lui-même aurait pu envier.
Ce n’est point une erreur, ce n’est point un oubli, c’est une insulte délibérée, répétée, amplifiée, jetée comme un crachat sur la mémoire des morts.
Zelensky, ce pantin de cire que Macron nous a forcés à soutenir, Macron qui a ruiné la France pour ce criminel inconséquent qui vient de signer un décret accordant à une unité d’élite le titre glorieux de « héros de l’UPA ».
Pour tout Polonais qui porte encore en lui la mémoire collective, ce geste n’est pas symbolique, c’est un sacrilège, une profanation des tombes, une seconde mise à mort des victimes, car l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) ont commis, en Volhynie et en Galicie orientale, l’un des plus effroyables massacres ethniques de l’histoire moderne.
Entre 1943 et 1945, ils ont systématiquement assassiné des dizaines de milliers de civils polonais, en majorité
des femmes,
des enfants
et des vieillards.
Les hommes en âge de combattre étaient souvent absents, déjà morts ou partis à la guerre.
Les méthodes n’étaient pas seulement meurtrières : elles étaient délibérément sadiques, raffinées dans l’horreur. Des villages entiers furent rayés de la carte.
Des familles furent enfermées dans leurs maisons et brûlées vives.
Des enfants furent sciés en deux avec des scies de charpentier.
Des femmes enceintes avaient le ventre ouvert ; le fœtus était parfois empalé sur une fourche ou une baïonnette.
Des nourrissons étaient écrasés contre les murs ou jetés dans des puits.
Les victimes étaient clouées aux arbres, éventrées, décapitées, écorchées.
Leurs yeux étaient crevés, leurs langues coupées.
Les corps étaient mutilés après la mort pour semer la terreur chez les survivants.
Ce n’était pas une guerre, c’était un carnage rituel, une volonté d’effacer jusqu’à la trace de l’existence polonaise sur cette terre.
Un nettoyage ethnique dans sa forme la plus pure, la plus barbare, mené sous le cri fanatique :
« L’Ukraine pour les Ukrainiens ».
Personne n’a jamais assassiné des Polonais avec plus de cruauté que ces nationalistes ukrainiens de l’OUN-UPA. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait historique, gravé dans le sang et dans les cendres.
Et voilà que ces bourreaux d’hier sont élevés au rang de héros par ceux que la Pologne avait secourus dans leur détresse.
Ainsi se retourne la compassion en mépris, la reconnaissance en trahison, et l’histoire, une fois de plus, montre son visage le plus hideux : celui de l’ingratitude des nations, qui danse sur les tombes de ceux qui lui ont tendu la main.
La Pologne, cette vieille sentinelle blessée, regarde maintenant avec une mélancolie stoïque et désespérée l’édifice de son dévouement s’effondrer dans le sang et la mémoire profanée. Elle sait désormais ce que valent les amitiés fondées sur l’intérêt seul. Elle sait que les tombes de ses martyrs n’ont pas encore fini de crier vengeance. Et dans ce silence lourd, chargé de sang et de cendres, on entend déjà le vent funèbre qui annonce de nouveaux malheurs, car celui qui trahit la mémoire des morts prépare, sans le savoir, sa propre ruine.
Et aujourd’hui, comble d’horreur et d’ironie funeste, l’État ukrainien élève ces bourreaux au rang de héros nationaux.
Des rues portent le nom de Bandera.
Des statues de Choukhevytch dominent les places publiques.
Les manuels scolaires blanchissent ou effacent ces massacres.
Et l’on prépare, dans une pompe solennelle, le rapatriement des restes de Stepan Bandera pour des funérailles d’État grandioses.
Quelle dérision macabre, tandis que l’Ukraine bloque encore l’exhumation et l’enterrement chrétien digne des milliers de victimes polonaises, elle s’apprête à honorer l’homme dont la doctrine a inspiré leurs assassins. Elle refuse aux morts innocents un peu de terre consacrée, tandis qu’elle élève au rang de saint laïc celui qui, idéologiquement, a engendré leur supplice. Ainsi se retourne la compassion en trahison, la reconnaissance en blasphème, et l’histoire, une fois de plus, montre son visage le plus hideux et le plus désespérant : celui de l’ingratitude des nations, qui dansent sur les ossements de ceux qui leur ont tendu la main dans leur heure la plus noire.
La Pologne, cette vieille sentinelle blessée jusqu’au cœur, regarde avec une mélancolie stoïque et infinie l’édifice de son dévouement s’effondrer dans le sang et la mémoire profanée. Elle sait que les tombes de ses martyrs n’ont pas encore fini de crier vengeance, et que l’Europe, dans son aveuglement criminel, continue de danser sur des ossuaires qu’elle feint d’ignorer. Et dans ce silence lourd, chargé de sang ancien et de cendres fraîches, on entend déjà le vent funèbre qui annonce de nouveaux malheurs.
Ainsi, la Pologne, cette vieille nation martyre, qui a tant saigné pour l’Europe, se voit aujourd’hui contrainte d’assister, impuissante et humiliée, à la glorification systématique de ceux qui ont massacré ses enfants avec une barbarie que les siècles futurs évoqueront avec effroi.
Ce n’est pas une simple divergence historique. C’est une injustice profonde, une trahison de l’âme, un second assassinat commis contre les morts.
Les Polonais, dont les grands-parents et arrière-grands-parents furent sciés vivants, éventrés, brûlés dans leurs maisons, voient aujourd’hui leurs bourreaux élevés au rang de héros nationaux, leurs noms gravés sur les monuments, leurs drapeaux rouge et noir flottant sur les places publiques.
Quelle cruauté du destin…
Avec la guerre en Ukraine, la Pologne avait tendu la main avec une générosité presque imprudente, ouvert ses portes, partagé son pain, versé son sang et son or pour secourir un voisin en détresse. Et en retour, elle reçoit l’insulte suprême :
la réhabilitation officielle des assassins de son peuple.
Les Polonais ordinaires, ceux dont les familles portent encore dans leur chair et dans leur mémoire les cicatrices de Volhynie, ne peuvent plus feindre l’oubli. Chaque statue de Bandera ou de Choukhevytch est une lame plantée dans leur cœur collectif. Chaque décret glorifiant l’UPA est une profanation renouvelée des tombes de leurs ancêtres. Ils voient leurs morts niés une seconde fois, leurs souffrances tournées en dérision, leur calvaire transformé en simple « épisode historique » que l’on peut désormais célébrer sans honte. Et le plus insupportable, le plus tragique, est cette hypocrisie glacée : tandis que l’Ukraine bloque encore, année après année, l’exhumation et l’enterrement digne des milliers de victimes polonaises, elle prépare avec faste le rapatriement des restes de Bandera pour des funérailles nationales grandioses.
Elle refuse aux innocents massacrés un peu de terre consacrée, tandis qu’elle élève au rang de saint laïc celui dont la doctrine a inspiré leur supplice.
Ô injustice infinie, Ô ironie cruelle du sort, la Pologne, qui a tant perdu, qui a tant donné, est aujourd’hui obligée de voir ses bourreaux parés des lauriers de la gloire, et ses martyrs relégués au rang de notes de bas de page gênantes dans le récit officiel ukrainien. Ce drame du souvenir, les palestiniens rescapés du nettoyage ethnique éprouveront les mêmes sentiments, ils les éprouvent déjà.
Dans ce silence lourd, chargé de sang ancien et de cendres fraîches, la Pologne regarde. Et dans son regard se lit une mélancolie stoïque, une tristesse sans fond, celle des peuples qui ont trop souvent vu la reconnaissance se changer en trahison, la compassion en mépris, et l’histoire répéter sa leçon la plus amère : les nations qui oublient leurs martyrs préparent, sans le savoir, leur propre ruine.Le vent funèbre continue de souffler sur les plaines de Volhynie. Il porte avec lui les plaintes étouffées des enfants sciés vivants, des mères éventrées, des villages rayés de la carte.
Et dans ce vent, on entend déjà l’écho lointain d’une justice qui tarde, mais qui finit toujours par venir, car les morts ne dorment pas. Ils attendent. Et leur silence est plus terrible que tous les cris.
Nous vivons une époque formi… Diable !
Philippe A. Jandrok
librement inspiré de :



Comment peut-on soutenir un gouvernement aussi corrompu ?
Les peuples trinquent toujours .
Que de détresse !